OraNoua.ro
Publicat în 3 ianuarie 2018, 21:10 / 2 elite & idei

Radu Albu-Comănescu: Centenaire de la Roumanie au Cercle de l’Union Interalliée

Radu Albu-Comănescu: Centenaire de la Roumanie au Cercle de l’Union Interalliée

discours du 29 novembre 2017

 

Mesdames et Messieurs,

Cher amis de France,

et chers amis de Roumanie,

 

Au nom du comité d’initiative je vous salue cordialement ; soyez les bienvenus, ce soir, au Cercle de l’Union Interallié, ici, dans le salon Marc de Beaumont qui porte le nom d’un des membres fondateurs de cette institution. Soyez les bienvenus à la fois au nom d’une longue amitié, qui lie la Seine et les Carpates, les Alpes et le Danube, traverse les frontières et remplace la géographie par la fusion culturelle.

Je crains que le terme “conférence”, inscrit sur les invitations que vous avez reçues ne soit trop lourd, ou trop académique. Je voudrais vous rassurer; il ne s’agit pas d’une conférence en soi, mais de livrer un message porteur d’amitié, un message qui multiplie les perspectives sur les relations que la France et la Roumanie cultivent. A l’aube du Centenaire de l’État roumain moderne — célébrée l’année prochaine et en 2019 par une Saison culturelle croisée France-Roumanie — nous pouvons affirmer que tout commencement est une promesse.

Permettez-moi avant tout de rendre hommage à nos amis mécènes qui ont contribué à la naissance de ce projet d’exception : Mme Monique Raimond, dont le parrainage nous honore, et également le Pce Stefan Sturdza, dont le soutien efficace a rendu possible la concrétisation de cette idée qui nous était très chère : faire joindre le Centenaire de la Roumanie, qui correspond au 100ème anniversaire de la Grande Union de ses provinces, et le Centenaire du Cercle Interalliée.

Nos remerciements se dirigent aussi vers tous ceux qui, par leurs conseils et interventions, ont soutenu cette démarche, et je citerais les noms des Pces Mihaï de Brancovan, Constantin et Suzanne Mourousy, du Cte Emmanuel de Brantes et de notre collaborateur et ami, M. Yvan Apers.

Je salue encore la présence de la délégation roumaine, S.E. M. Luca Niculescu, Ambassadeur de Roumanie en République française, Mme Sandra Pràlong, membre de l’Administration présidentielle et conseiller d’État, M. Daniel Daïanu de l’Académie, membre du Conseil d’administration de la Banque Nationale de Roumanie, sans oublier Club Roumanie, think-tank spécialisé dans les politiques publiques, présidé par Marius Stoïan, ci présent.

J’adresse aussi nos salutations à S.E. Monsieur l’Ambassadeur Tudor Ulianovschi, chef de la Mission de la République de Moldavie après des Nations Unies à Genève. Sa présence rappelle qu’il y a un siècle, ce territoire roumain avec une histoire ancienne et mouvementée, a été le premier à rejoindre la Roumanie.

 

Mesdames et Messieurs,

Suivez-moi dans notre tentative proustienne de retrouver le Temps passé. La Grèce classique nous apprend que Pégase, le cheval ailé, symbole de sagesse, de poésie, de lumière, naquit du sang de la Méduse, la plus terrible des gorgones. C’est toujours une Méduse, une guerre cette fois, celle de 14-18 qui a fait naître, en terre française, un autre Pégase : ce lieu privilégié, le Cercle de l’Union Interalliée, un lieu de rencontre politique, économique et culturel destiné à favoriser la connaissance mutuelle des nations alliées, au nom de l’idée d’entente et de découverte. C’est de la diplomatie culturelle avant la lettre. Le Cercle continue aujourd’hui d’assurer ce rôle d’échanges comme par le passé.

C’est ce passé que j’évoque devant vous ce soir, car il s’agit d’une passé partagé, français et roumain — inattendue conjugaison que l’Histoire, généreuse, nous permet ; c’est un passé d’alliance, de partenariat, confortant une amitié qui n’a jamais cessée d’évoluer, malgré les obstacles que le 20e siècle nous a imposé.

Il y a 100 ans, l’Europe était en guerre. Nous sommes en 1917, novembre. La Roumanie luttait du côté de l’Entente; et elle fut invitée à rejoindre les Conférences interalliées des Quatre Grands (l’Angleterre, la France, l’Italie et la Russie) suite à une visite effectuée à Saint-Pétersbourg, en janvier 1917, par le Prince héritier Carol de Roumanie et le Premier ministre Bratiano. Quelques mois plus tard, l’ambassadeur roumain en Italie, Alexandre Lahovary, participait à la huitième conférence interalliée de Rome, puis, le 30 novembre 1917, à la dixième, à Paris. C’est lui qui reçut — ici — le communiqué du 28 novembre du Président américain Wilson, garantissant l’intégrité, l’indépendance et la défense de la Roumanie après la fin de la guerre. Les mêmes jours, les conférences interalliées se transformaient en institution permanente pour gérer l’effort logistique de guerre de l’Entente. Malgré une défaite accablante, la Roumanie resta membre du Conseil interallié et, avec l’appui de la mission militaire française du général Berthelot, elle reprit son engagement militaire contre la Triple alliance et finit la guerre en vainqueur.

Le Conseil interallié se dota d’un Cercle, constitué sous la présidence du Vice-amiral Fournier, puis du Maréchal Foch et du comte Marc de Beaumont, marquant la naissance du Cercle de l’Union Interalliée – qui réunissait des hommes d’État, monarques ou ministres, des diplomates, des officiers ou des hommes d’affaires. Ainsi, un comité national roumain fut constitué, comptant parmi ses membres des hommes politiques et des personnalités connues pour leur francophilie.

La fin de la guerre fut positive pour notre pays. Durant l’année 1918, les territoires habités par les Roumains mais qui appartenait aux empires avoisinants, ont tour à tour proclamé leur indépendance sur des critères nationaux, et ont rejoint le Royaume de Roumanie. Le traité de Versailles confirma les acquisitions territoriales et notre long — parfois inimaginable — désir d’unité nationale. La Grande Roumanie, alliée de la France, gagnait le poids d’une puissance régionale, et consentait à la stratégie française de sécurité en Europe. Cette intégration de nos intérêts comportait des bénéfices statutaires, mais aussi des responsabilités que la Roumanie, 5e pays d’Europe en 1920, tâchait d’assumer. C’était pour la première fois dans leur histoire que les deux nations collaboraient étroitement dans le désir d’établir une relation stratégique. C’était aussi pour la première fois que la France développait une politique central-européenne et un dialogue actif avec les vainqueurs régionaux pour donner à l’Entente un système d’alliances qui compensait géopolitiquement la tragique perte de la Russie devenue soviétique.

Voilà l’exemple que la géographie et l’histoire nous offrent. Entre l’Atlantique et la Mer Noire, nous vivons à des bouts opposés d’un continent complexe et multiple ; nous devons gérer une histoire, des priorités et des contraintes qui ont fait, font et feront que nos options parfois différentes. Mais nous savons aujourd’hui, grâce au projet européen et à notre passé partagé, comment amplifier une relation qui, elle, est l’une des plus riches de l’histoire européenne, et, j’ose dire, tout aussi singulière et prometteuse dans son potentiel que la special relationship de nos partenaires Britanniques et Américains.

 

Le rapport Attali de 2014 intitulé « La francophonie et la francophilie, moteurs de croissance durable », concernant la force économique globale du monde francophone, identifiait la Roumanie comme pays-phare de la francophonie.

C’est parce que — Mesdames et Messieurs — depuis plus d’un siècle, dans les Carpates, sur le Danube et au bord de la Mer Noire, la France est chez elle.

Et c’est tout aussi parce que, là, vous êtes aimés.

C’est l’histoire d’une passion qui a transformé en profondeur la plus orientale des nations latines. C’est l’histoire d’une élite politique et culturelle qui aspirait à rapprocher le plus possible leur pays, en évolution au 19e siècle, de cette formule indépassable de civilisation qui est celle figurée par la France. L’alternative était le modèle allemand, qui avait aussi ses partisans, mais qui, pour des raisons d’affinité linguistique, fut moins influent.

C’est vous qui avez eu, imaginé et conçu, les mots qui ont réveillé les consciences d’une nation, qui ont dégagé son énergie, qui ont libéré son esprit.

C’est en France que les grandes initiatives politiques de notre nation ont trouvé un soutien auprès de l’Empereur Napoléon III.

C’est la France incarnait le modèle le plus achevé de la Latinité contemporaine – c’est-à-dire un héritage de la Latinité qu’incarne une nation puissante et respectée. Une nation qui exigeait de soi-même qualité et dignité, grandeur et stature, générosité et force, éthique et humanisme, des références hier comme aujourd’hui. Ce sont des valeurs qui ont forgé — et forgent toujours — la vision française du monde et donnent la mesure de sa volonté d’excellence. L’architecture de votre pensée nous a séduits. Les dimensions de votre savoir-faire et savoir-vivre sont devenus un critère incontournable. Et c’est ainsi que nous fîmes confiance à cette France qui a toujours cherché à se dépasser parce qu’elle cherche d’enrichir l’expérience humaine sur cette Terre, cette France qui n’a jamais renoncé à ses ambitions, ni à son idéal, si difficile parce que olympien : c’est l’idéal, assumé, de la Perfection que vous cherchez inlassablement, sorte de conception symphonique par laquelle une société trouve son équilibre, sa capacité — toujours renouvelée — de création spirituelle et matérielle, et l’unité de ses forces de décision.

« S’unir à la France, pays classique et contemporain, est un phénomène de civilisation ; c’est comme aimer Athènes et Rome », concluait la Princesse Bibesco, elle-même écrivain d’origine roumaine qui illustra, par son talent, les Lettres françaises.

Cette attraction solaire a fait que la France le dépositaire de notre plus grand effort culturel. La France est, quelque part, un investissement intellectuel de la Roumanie. Pendant 150 ans, six générations de notre élite politique et culturelle ont fait leurs études en France, s’appropriant un style, une pensée critique, un esprit d’observation, retrouvant ses propres valences, cherchant à assimiler et à apprendre pour mieux édifier une civilisation qui reflète – là, sur les Carpates et le Danube – la nature occidentale de notre Latinité orientale. Ambition magnifique. Plus qu’un éloge, notre penchant francophile signifiait d’abord une recherche de soi-même, un réajustement des fondements civilisationnels que nous avons choisis comme Nation. L’assiduité de cette francophilie allait plus loin que la simple fascination – elle était la découverte d’une parenté inspiratrice, un stimulus plein de promesse. En Roumanie, la notion de « civilisation française » était entendue dans un emploi perfectif. Doctrines politiques, philosophie, courants littéraires et esthétiques, linguistique, loi, sciences, diplomatie, armée, institutions : la modernité roumaine s’est faite par la France et avec la France.

Être inspirés par la France, oui ; mais aussi contribuer à la culture française. C’est dans le cadre de ce dialogue que nous sommes devenus les plus grands contributeurs étrangers à la culture française dans la première moitié du 20e siècle, par une l’exceptionnelle densité de noms et de domaines : philosophes et écrivains qui ont su captiver le public et la critique, membres de l’Institut, officiers qui ont lutté pour la gloire de la France ici ou outre-mer, collectionneurs d’art, mécènes des Impressionnistes, compositeurs et musiciens, acteurs, sculpteurs (Brancusi est un tel exemple), aviateurs et techniciens de l’automobile, universitaires ; la liste peut continuer, longue et très diverse. Voici un ouvrage qui, sur 400 pages, est révélateur de notre fusion culturelle, et qui porte un titre simple et précis : “Roumanie, capitale Paris”.

Ce rapport intellectuel si fécond nous appartient : à vous, parce qu’il montre la force génératrice de votre civilisation, et à nous parce qu’il nous montre où se trouvent nos sensibilités les plus profondes. C’est la France, langue et culture, qui est devenue le vecteur le plus puissant, au niveau global, de l’esprit roumain.

 

Cette relation a contribué à la définition ce qu’on peut appeler « notre projet de pays ». Accomplissant son destin national par le choix de l’Entente et restant dans l’Union interalliée, la Roumanie crayonnait une certaine ambition : celle d’être un pays indispensable à l’Europe. C’était d’ailleurs le grand projet des dynasties qui ont régné sur le Danube et les Carpates, et une stratégie d’intégrer ce pays – éloigné des centres de la haute politique – dans le concert européen, faire en sorte que la Roumanie soit le partenaire le plus important des Grandes Puissances en Europe Centrale et Orientale.

 

Et c’est pour clore, doucement, je dois vous dire, Mesdames et Messieurs, qu’à l’heure actuelle, ce projet est toujours d’actualité.

Née d’une initiative française avec le soutien britannique de Churchill (lui-même un francophile exceptionnel), fondée sur l’alliance franco-allemande, filtrée (du côté français) par de Gaulle, Giscard d’Estaing et Mitterrand, attachée à un dialogue atlantique, désireuse de créer une communauté politique, économique et stratégique plus conforme à sa géographie, l’Europe, objectivement, est un projet ambitieux et lucide. Elle devrait être le couronnement de la maturité politique de 30 nations apparentées. Elle doit conforter sa logique institutionnelle, mettre en marche des politiques ou d’initiatives qui renforcent sa cohérence; mais cette imperfection qui est la sienne, n’est qu’une opportunité d’agir, de trouver des solutions qui réunissent à fois la confiance et l’efficacité.

Dans sa relation avec le couple franco-allemand, la Roumanie devrait pouvoir se sentir à l’aise. Nos terres sont les héritières du monde germanique de Transylvanie — que le Prince de Galles visite si souvent —, et la présence allemande nous est familière ; le tendre conservatisme qui définit la culture du pays est passé par l’école du romantisme allemand. Mais notre modernité, notre esprit, les formes de nos ambitions portent la marque de la France.

 

Il y a quelques mois, le Président français, en visite à Bucarest, déclarait vouloir que la France et la Roumanie établissent un dialogue (je cite) “exigeant, ambitieux et réaliste”. Ces jours, où l’Europe est à refaire après le départ de la Grande Bretagne, la Roumanie gagne en dimension; les plus actifs membres de la société civile proposent un projet de pays qui renforcent nos liens avec Paris-Berlin. Notre Partenariat stratégique — signé en 2008, et renouvelé plusieurs fois depuis — est généreux dans ses prévisions, mais il pourrait être enrichi de dimensions qui poussent plus loin le niveau de coopération entre nos pays.

Trois thèmes: la défense. Le Brexit a éloigné la deuxième puissance militaire d’Europe, l’Allemagne hésite de sortir d’un pacifisme qui fait son honneur; et la France doit apprendre à composer avec la puissance militaire des autres partenaires; si l’Italie et l’Espagne s’inscrivent naturellement dans cette logique de coopération par leur proximité géographique, la Pologne et la Roumanie ont la vocation d’être le pilier oriental d’un système européen de défense.

Depuis quelques années, la Roumanie a acquis une dimension nouvelle, pivot de la présence atlantique à la Mer Noire, dans un constant rapprochement avec l’Allemagne et une proximité déjà traditionnelle avec les États-Unis. L’intégrer d’une version élargie du triangle Weimar, ou mettre en place un système reliant Paris, Berlin et Bucarest ; mutualiser nos ressources militaires selon le modèle déjà proposé par l’Allemagne dans le Framework Nations Concept ; créer une école militaire franco-roumaine, ou un Erasmus militaire ; inviter la France d’assumer un rôle d’influence, médiateur, dans une région clé du monde ; voilà des moyens à explorer sans hésitation. C’est l’Europe qui sera finalement servie ; cette Europe qui est un multiplicateur de puissance de chacun de ses membres.

De l’autre côté, un dialogue politique plus vif, plus présent, plus adapté à la vitesse des échanges que le monde virtuel impose (aux diplomates et aux hommes d’État), par des rencontres plus fréquentes entre les acteurs officiels de notre relation, conforterait le niveau de responsabilité et de connaissance mutuelle; les positions françaises et roumaines sur les dossiers européens sensibles seraient mieux coordonnées.

Mais notre dialogue doit aussi quitter les institutions. Il doit être étendu à la sphère des experts et des acteurs transversaux, des connecteurs qui agissent dans la société civile et dans les milieux d’affaires, dans les universités et dans la diplomatie publique, dans le monde de la culture et des mass-médias. Ils sont les plus dynamiques, les plus ouverts, ils savent bien saisir les opportunités, transgresser les formalités au nom de la flexibilité et trouver, le plus souvent, les solutions les mieux adaptées. Ce dialogue peut se servir d’une plateforme collaborative flexible, informelle si le cas, qui réunisse plusieurs acteurs privés et qui rassemble autour de projets concrets. Ainsi, le Partenariat stratégique peut être soutenu par des acteurs privés qui agissent comme subsidiaires à l’activité des institutions d’État.

 

C’est pourquoi nous proposons la création d’une Fondation Franco-Roumaine. Né dans le monde universitaire de Roumanie, ce projet rassemble des connecteurs, et les milieux d’affaires. Plusieurs entreprises, clusters et la plus grande université de Roumanie ont rejoint notre initiative afin de créer un lieu de débats et d’échanges réguliers pour approfondir les relations entre la France et le plus grand pays francophone d’Europe Centrale.

Tout comme les États-Unis et l’Allemagne, la France doit être présente par ses grandes fondations culturelles, ses think-tanks et fondations politiques, par des business schools et grandes écoles qui exportent le savoir-faire français, par des maisons d’édition ou des galeries d’art qui, comme celles de Londres et de Berlin, découvrent un nouveau Adrian Ghenie.

La Fondation Franco-Roumaine peut être le point de rencontre privilégié des acteurs de la diplomatie culturelle, publique et économique, mais aussi des affaires, de la culture, de la recherche et de la stratégie.

Elle doit contribuer à la formation du public sur la situation de nos sociétés, facilitant et enrichissant — d’une manière adaptée aux besoins du temps présent — les relations entre la France et la Roumanie. Réunissant les élites anciennes et nouvelles, elle peut vivifier et faciliter ce dialogue productif, innovant et mutuellement avantageux dont nos pays ont très souvent besoin pour se retrouver en Europe. Nos instruments seront multiples: les rencontres, formelles ou informelles, les team-building ou les déjeuners-débats, des conférences ou des séminaires, mais aussi les concerts, les prix littéraires ou artistiques. Cette diversité reflète l’organisation interne proposée : Commission économique, Sécurité et Défense, Art et Culture, Recherche éducation et développement durable. Par des commissions de travail, la Fondation pourra répondre aux problématiques concrètes rencontrées par ses membres, formulant avec les acteurs-clés du secteur concerné de recommandations ou de bonnes pratiques.

La Fondation aura aussi la vocation d’aider à la création d’un esprit de corps par un programme dédié aux jeunes leaders français et roumains, et de développer également des liens avec les plateformes économiques, à commencer par le Transylvania Economic Forum, déjà partenaire de Bloomberg et collaborateur de World Economic Forum de Genève-Davos.

Et dans la tradition des prix fondés par les mécènes roumains, la Fondation instituera un prix littéraire qui récompense un écrivain dont le style honore la mémoire et l’œuvre des écrivains français d’origine roumaine, ou l’histoire de nos relations politiques, diplomatiques, économiques et culturelles.

 

Voici, Mesdames et Messieurs, les quelques suggestions que nous tâcherons de mettre en marche. Nous vous proposons de joindre cette initiative destinée à faire bâtir un nouveau pont qui relie le monde français et l’espace roumain. C’est une question de stratégie, et une question de volonté.

 

Et là où il y a volonté, il y a toujours un chemin.

 

Radu Albu-Comănescu

Paris, novembre 2017

Ultima ora:

ObservatorEmil Constantinescu la cel de-al 21-lea Summit Economic al Eurasiei

PoliticKlaus Iohannis: Nu există absolut niciun temei pentru sesizarea CCR în legătură cu revocarea lui Kovesi. Putem înțelege că ministrul Justiției e nemulțumit, dar procedura s-a încheiat

EconomieSilviu Cerna – Rolul economic al statului: O veche problemă rămasă deschisă

ExternAlexandru Lăzescu: Competiția dintre Beijing și Washington

EvenimenteMircea Geoană: La mila sorţii şi la pomana împrejurărilor externe?

CulturaRadu Preda: Bartolomeu Valeriu Anania

SocialRaed Arafat: 41% din maşinile de pompieri pentru intervenţii la incendii au o vechime mai mare de 30 de ani

MoldovaCristian Unteanu: De la Chişinău, Dodon brodează mai departe pe scenariul anti-românesc



Club Romania | Elite si idei / www.oranoua.ro - Open Source Internet Database part of a non-governmental project / Contact: office[at]oranoua[.]ro | Operated by CRSC Europe