Matei Bogdan
Publicat în 12 ianuarie 2022, 12:01 / 177 elite & idei

George Friedman: Le fait de négocier sur l’Ukraine est déjà une victoire de Poutine

George Friedman: Le fait de négocier sur l’Ukraine est déjà une victoire de Poutine

Les pourparlers Etats-Unis-Russie sur l’Ukraine ont démarré à Genève. Avant même le coup d’envoi, le Kremlin a marqué le premier point, estime le fondateur de Geopolitical Futures.

Lors de négociations internationales, il y a souvent un moment de calme avant la tempête des menaces. C’est ce à quoi l’on assiste aujourd’hui entre les États-Unis et la Russie à la veille de pourparlers sur le statut de l’Ukraine, le 9 janvier à Genève. Moscou a fait connaître ses exigences – ou plutôt ses rêves – pour tenter de fixer l’ordre du jour. Sauf qu’en fin de compte, c’est toujours la réalité qui décide. Pour la comprendre, revenir rapidement sur l’année écoulée pour la Russie est un bon point de départ. 

La Russie veut récupérer les zones tampons perdues après l’effondrement de l’Union soviétique. Ces tampons, dont les plus importants se trouvent en Europe centrale, protègent la Russie d’une potentielle attaque venue de l’Occident. Comme de telles offensives ont eu tendance, par le passé, à surgir à l’improviste, la Russie voudrait les avoir dans son giron avant l’apparition du moindre début de menace. Que ces régions soient intégrées à la Fédération de Russie n’est, du point de vue de Moscou, pas nécessaire. En revanche, le Kremlin entend s’assurer qu’elles ne lui sont pas hostiles ni occupées par des puissances adverses. 

Voilà pourquoi toutes les actions de la Russie en 2021 étaient prévisibles. Lorsque la guerre a éclaté entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie en Transcaucasie (ou Caucase du Sud), la Russie y a dépêché une force de maintien de la paix. Dans la région, son influence est considérable, grâce à un système de relations tissé par l’Union soviétique qui lui permet, aujourd’hui encore, de conserver l’ascendant. En Asie centrale, Moscou a construit un réseau d’aérodromes – processus qui n’a fait que s’accélérer lorsque les États-Unis se sont retirés d’Afghanistan. Et en Biélorussie, la Russie domine le gouvernement d’Alexandre Loukachenko de A à Z. 

Toutes ces étapes, menées avec méthode, sont importantes pour la reconquête de ses tampons. Mais aucune n’est plus cruciale que l’Ukraine. Car par sa superficie (603.000 km2, un peu plus que la France qui compte 550.000 km2), ce pays offre de l’espace de manoeuvres, et cette manoeuvrabilité obligerait l’adversaire à disperser ses forces.  

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